Julien Bahain: Bronze at World Cup 2/Bronzés à Varese

This article was originally published on Julien Bahain's website.

Le françcais suit

7 years. My last medal in a quadruple scull was also in bronze and it was in Beijing at the Olympic Games. But my last international medal was 3 years ago in double scull. Once more...a bronze medal. It feels like I am back where I left things. But let's go back 3 days ago.

This weekend was not a normal week-end of racing for me. Not only was it my first time in a quadruple scull for year but it was the first time I was racing since my back surgery. I can tell you that when we backed up in the start pontoon, I had to calm down and breathe to make sure that I was able to keep my thoughts under control. For the first time in my life my hands were shaking at a start of a race. I knew I wanted to be here. I have worked so hard that for nothing else I would trade my seat. But I was just in the unknown. I tried to think of our training sessions back in Canada where we dug quite deep. So I should have had the confidence to know that my body would be fine. But I could not help it. It is one thing to train. Another to race and give your everything if needed. The light turned green and all dark thoughts vanished. I was back in my element. Racing.

We started this World Cup exactly the way we were asked to. We found out that we were able to play with the best crews of this event. Finishing 2nd behind the British after a neck-a-neck race, we had to go through the repechage but we gained confidence in our ability to get some good speed for a 2k. We won our repechage against Poland and therefore got our ticket for the "big final" on Sunday afternoon. Instructions were clear. Strong middle 1000m. I felt so confident in our capacity to start really fast. What we do at training is pretty impressive so I knew it was possible. Indeed, we led for almost three quarter of the race before being run over by Great Britain and Germany in the last strokes of the race. Really happy with the bronze and somehow a bit frustrated that we did not manage to counter attack those two boats in the final sprint. I have not often had the opportunity to lead a race this way at a world level. Experience is definitely a key component in those last strokes of a race. We have been rowing together for a few weeks only. We left Varese with a clearer idea on where we stand at the moment. There is always some work to do and we know that we can do it.

Next stop will be Rotterdam (The Netherlands) for the Holland Beker next weekend. We will race the quadruple scull on Saturday and the eight on Sunday. Why the eight? Because we will race Panamerican Games in Toronto mid July in this event (as well as in the quad). I am really excited to race the eight in Canada. There is such a legacy in the country with a great number of gold medals at world championships and the Olympic Games. I am proud to be part of that story with some of the London 2012 veterans on board!

To replay the race : HERE (M4X Event)

"The adventure goes on..."

 

Bronzés à Varese

7 années se sont écoulées depuis ma dernière médaille en quatre de couple. Est-ce un signe du destin mais cela était déjà du bronze sur le bassin de Pékin en 2008. Ma dernière médaille internationale remonte à 3 ans en double scull avec Cédric (Berrest). Là aussi du bronze en coupe du monde à quelques semaines des Jeux de Londres. Mais revenons sur ce week-end de courses.

Ce week-end n'était pas un week-end de régate habituel pour moi. Non seulement c'était ma première fois en quatre de couple depuis de nombreuses années mais aussi et surtout, c'était ma première course depuis mon opération du dos. Je peux vous dire qu'au moment de rentrer dans les starting blocks, j'ai du souffler un bon coup et essayer de me calmer car mes pensées commençaient à échapper à mon contrôle. Pour la première fois de ma carrière, mes mains tremblaient au départ d'une course. Je savais que je voulais être là et pour rien au monde je n'aurais voulu échanger ma place mais j'étais dans l'inconnu. Allais-je être capable de pousser mon corps à sa limite de nouveau ? J'ai essayé de penser à tous les entraînements au Canada où nous nous sommes poussés relativement loin dans le tolérable récemment. Donc je savais que je pouvais avoir confiance dans la capacité de mon corps à tenir le coup. Mais je ne pouvais m'en empêcher. Moment de vie étrange une fois de plus. La lumière est passée au rouge puis au vert et toutes les pensées négatives se sont évanouies. J'étais de retour dans mon élément : la course.

Nous avons débuté cette Coupe du Monde comme demandé par les coaches. Nous avons pu constater que nous    étions capables de jouer avec les meilleurs équipages du plateau. En finissant 2èmes de notre série au terme d'une course bord-à-bord avec les Anglais vice champions du monde l'an passé, nous sommes passés par la case repêchage. Nous remportons celui-ci face aux Polonais, nous offrant ainsi un billet pour la grande finale du dimanche après-midi. Nous étions alors confiants dans notre capacité à délivrer de la bonne vitesse sur 2km. Les instructions pour cette finale étaient claires : un solide 1000 du milieu. Nous nous sommes servi de notre départ pour prendre l'avantage et creuser l'écart au milieu. Nous menons la course presque pendant les ¾ du parcours avant de nous faire remonter dessus par les Anglais puis les Allemands dans les derniers coups de la course. Nous sommes heureux de cette médaille de bronze mais aussi un peu frustrés de ne pas avoir réussi à contrecarrer le retour de ces deux bateaux dans le sprint final. Je n'ai pas souvent eu l'occasion de mener une course de cette façon au niveau international. L'expérience et les kilomètres ensemble sont des éléments qui nous manquent encore. Nous ne ramons ensemble que depuis quelques semaines. Mais la base est solide. Nous quittons Varese avec une meilleure idée d'où nous en sommes. Il y a toujours du travail et nous savons que nous pouvons le faire.

Notre prochain arrêt : Rotterdam (Pays-Bas) pour la Holland Beker le week-end prochain. Nous serons alignés en quatre de couple le samedi ainsi qu'en huit le dimanche. Pourquoi le huit ? Car nous serons ensuite aux Jeux Panaméricains à Toronto mi-juillet où nous ramerons dans cette embarcation (ainsi qu'en huit). Je suis vraiment heureux de concourir en huit au Canada. Il y a un tel héritage avec de nombreux titres de champions du monde et olympiques. C'est l'embarcation canadienne par excellence et je suis fier de faire partie de l'aventure lors de ces jeux continentaux à la maison avec notamment à bord certains des médaillés de Londres 2012. Gros huit en perspective...

Pour revoir la course : ICI  (Catégorie M4X)

« L'aventure continue... »